Frise chronologique
1778
Création de la rampe en fer forgé
Création de la rampe en fer forgé
1778 (≈ 1778)
Réalisée par Joseph Bosc pour l'escalier.
1830-1860
Rénovation par Pierre-Marie Dassier
Rénovation par Pierre-Marie Dassier
1830-1860 (≈ 1845)
Transformation façade et intérieur de l'hôtel.
1927
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1927 (≈ 1927)
Protection de la rampe d'escalier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Rampe d'escalier en fer forgé : classement par décret du 27 août 1927
Personnages clés
| Joseph Bosc - Maître ferronnier |
Auteur de la rampe en 1778. |
| Jean-François de Tournier - Conseiller clerc au Parlement |
Premier propriétaire connu au XVIIIe. |
| Pierre-Marie Dassier - Propriétaire et rénovateur |
Transforme l'hôtel entre 1830-1860. |
Origine et histoire
L’hôtel Dassier, situé au 46 rue des Couteliers à Toulouse, est un hôtel particulier dont l’origine remonte au début du XVIIIe siècle. Il est initialement construit pour Jean-François de Tournier, conseiller clerc au Parlement de Toulouse. Ce monument est surtout connu pour son escalier principal, orné d’une rampe en fer forgé réalisée en 1778 par Joseph Bosc, maître ferronnier réputé du XVIIIe siècle. Cette rampe, classée Monument Historique en 1927, se distingue par ses motifs ovales ajourés, alternant des flammes de laurier et des compositions de carquois, torches et couronnes de chêne, le tout relié par des guirlandes végétales.
Au XIXe siècle, l’hôtel est profondément remanié par Pierre-Marie Dassier, qui lui donne son nom actuel. Les modifications apportées entre 1830 et 1860 transforment la façade sur rue, où des baies en plein cintre soutenues par des pilastres aux chapiteaux ioniques et corinthiens sont ajoutées. Le portail, probablement hérité du XVIIIe siècle, conserve une alternance caractéristique de briques et de pierres. Malgré ces transformations, la rampe d’escalier de Joseph Bosc reste l’élément le plus emblématique de l’édifice, témoignant du savoir-faire artisanal toulousain de l’époque.
L’hôtel Dassier s’inscrit dans le contexte plus large des hôtels particuliers toulousains, qui reflètent l’opulence et les ambitions des élites locales, notamment les parlementaires et les marchands enrichis par le commerce du pastel. Ces résidences urbaines, souvent remaniées au fil des siècles, illustrent l’évolution des goûts architecturaux, passant du gothique à la Renaissance, puis aux styles classiques et éclectiques des XVIIIe et XIXe siècles. L’hôtel Dassier, avec sa rampe exceptionnelle, incarne ainsi à la fois l’héritage artistique du siècle des Lumières et les transformations urbaines de Toulouse au XIXe siècle.